La Chambres des Merveilles de Julien Sandrel

L’amour est plus fort que la mort, plus fort que tout, elle peut nous conduire aux plus folles actions et cela ne déroge pas à la règle avec La Chambre des Merveilles de Julien Sandrel, aux éditions Calmann Levy.

Lecture commune avec la créatrice du site et des bijoux Le Souffle des Dragons.


> Genre : Roman contemporain

> Résumé

Thelma n’a qu’un but dans la vie : réussir dans son travail. Rien ne pourrait la détourner de son but. Rien ? La vie recèle bien des surprises. Alors qu’elle et son fils marchent dans la rue, Louis est renversé par un camion. Dans le coma, le diagnostic est clair, si rien ne change d’ici trois mois, Louis sera débranché.

Alors que tout espoir semble perdu, Thelma découvre par hasard un carnet dans lequel son fils a noté tous les rêves qu’il souhaiterait accomplir avant de mourrir. Et si Thelma tenait la solution pour réveiller son fils ? La jeune maman n’a pas dit son dernier mot et est prête à tout pour le sauver, quitte à effectuer chacun des rêves de Louis.

Commence alors une quete qui la changera à jamais.


Un livre tout simplement magnifique. Nous sommes émerveillés par la détermination et l’amour de cette maman pour son fils. Elle est prête à tout pour le sauver.

Nous passons du rire aux larmes du début jusqu’à la fin. Au- delà du but ultime de Thelma de réveiller Louis, Julien Sandrel nous propose une quête de soi. Ce roman met très bien en avant cet adage de Hoai-Nam-Tu « Chance ou malchance ». En voulant aider son fils, elle va s’aider elle-même mais elle l’apprendra bien plus tard. Elle va alors découvrir les joies de la vie, l’amour, le lâcher-prise, ses véritables besoins et envies. Sans ce drame, elle aurait continué à vivre une vie qui ne lui convenait pas, l’éloignait de ses proches et l’empêchait de voir qu’elle n’était pas heureuse.

Ce livre remet en question sur le sens de la vie. Que l’on croit avoir qu’une seule vie ou pas, nous avons trop tendance à vivre comme si nous étions immortels, comme si rien ne pouvait nous atteindre jusqu’à l’arrivée du pire ou la prise de conscience des mauvaises voies empruntées durant notre existence. Nous ne profitons pas assez de l’instant présent toujours tourné vers l’avenir ou le passé, ni de nos proches. « Vivre chaque jour comme si c’était le dernier », c’est facile de le dire ou de l’écrire mais réellement mettons-nous toujours cela en pratique ? Je ne crois pas… nous reportons inlassablement. Vient alors des instants dramatiques et il est trop tard pour revenir en arrière. Il n’est pas aisé de tout laisser pour vivre ce que l’on souhaite vraiment et non ce que les codes préconisent. Thelma est un exemple pour tout le monde. Il faut lâcher prise pour devenir ce que l’on doit vraiment être. Finalement, le but de l’héroine est devenue une véritable quête initiatique.

Le roman est très bien écrit. Chaque chapitre est un compte à rebours. Louis survivra-t-il ? J’ai été touchée par les actions de tous les personnages. Les difficultés familiaux et la possibilité de reconstruire des liens sereins sont abordés. Les épreuves nous rapprochent tout comme elles peuvent nous séparer.

L’espoir est présente à chacune des pages. Les chapitres du point de vue de Louis sont excellents et nous permettent de savoir ce qu’il ressent et pense. Nous suivons l’évolution de Thelma, Louis, mais aussi de cette chambre devenue une chambre de tous les possibles. La fin est émouvante et ne peut pas laisser insensible. Ce livre est également un voyage entre les différents pays mentionnés. Il est difficile de vous parler de ce titre sans vous spoiler l’histoire mais sachez que ce livre est une pépite.

Conclusion

Une magnifique histoire d’amour. Un roman émouvant et touchant délivrant avant tout un message d’espoir et de renaissance. Entre des instants de rires et de larmes, ce livre est une véritable ode à la vie. Un récit pour lequel vous ne pourrez pas rester insensible.


Citation

– À trois, on ferme les yeux. – Tu plaisantes j’espère ? Tu veux ma mort ou quoi ? – À trois, on ferme les yeux, maman. – Jésus Marie Joseph, qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu… – Maman, tu n’as jamais cru en Dieu ! – Ceci explique peut-être cela. J’ai ri, elle a ri. J’ai dit : « Un, deux, trois, ferme les yeux ! »

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