Vous avez besoin d’une sorcière pour résoudre vos problèmes ? N’hésitez pas à faire appel à Neko, notre petite sorcière en herbe, mais prenez garde car avec elle les catastrophes ne sont jamais loin… Plongez-vous dans Sorcière en Formation, tome I et II scénario de Sako Aizama et dessins de Hama, aux éditions Soleil Manga.


Résumé 

Neko a fait un pacte avec sa mère : si elle veut mener la vie d’une jeune fille normale, elle devra prendre son indépendance et se former en tant que sorcière. Elle a un an, jour pour jour, pour atteindre son objectif. Mais c’est sans compter sur sa maladresse légendaire et ses tours de magie ratée pour contrecarrer ses plans…

Prête à tout pour aider les autres, arrivera-t-elle à devenir une sorcière ou abandonnera-t-elle devant l’ampleur de la tâche ?

Seul le temps le lui dira…


Après la lecture de ces deux mangas, un sentiment contradictoire m’a animé. Aux premiers abords, nous avons affaire à un univers adorable avec de beaux messages. Si nous ne poursuivons pas notre lecture avec le volume II, nous pourrions finalement nous demander s’il ne serait pas plus judicieux de le ranger en shôjo (manga destiné à un public féminin en particulier les jeunes filles) et non un shōnen (manga destiné aux adolescents à partir de 8 ans). Nous avons tous les ingrédients : une jeune fille, une histoire enfantine… Puis, nous nous plongeons dans le tome suivant et la balance s’inverse. Nous faisons la rencontre d’un nouveau personnage qui détruit, selon moi, le charme de la série. Le récit nous propose des éléments parfois malsains et pervers. Lire que le fantasme du protagoniste est de regarder sous les culottes des filles devient désagréable, d’autant plus lorsque ceci est répétitif. De plus, si cette caractéristique ne sert pas le manga, elle n’a aucune utilité, à mon avis, pour la suite.

Toutefois, nous ne pouvons pas parler de ces mangas sans mentionner les belles morales que nous pouvons néanmoins discerner. Sako Aizama met en avant le fait que nous ne sommes pas une personne « nulle » ou moins bien par rapport à une autre, si nous ne savons pas faire telles ou telles choses. Il suffit de se donner les moyens d’y arriver en apprenant, en acceptant ses erreurs, en acceptant de recommencer et de faire preuve de patience. Elle nous montre qu’avant de devenir professionnel, nous débutons tous. Aucune personne n’est infaillible, tout le monde peut se tromper. Les experts dans un domaine ne font pas exceptions. Notre expérience ne doit pas devenir un moyen de narguer les autres mais partager cette connaissance afin qu’elle soit perpétuée. Nous abordons l’importance de croire en ses rêves malgré les obstacles mis sur notre chemin. Il ne faut pas avoir peur de se battre pour accomplir ses envies, ses idées… et de se relever à chaque défaite. Nos erreurs nous forgent et nous permettent d’avancer.

Finalement, après de si beaux messages, nous nous rendons compte que Sako Aizama est ambivalente. Elle peut aussi bien nous présenter des phrases synonymes d’espoir, que des idées malsaines entachant ce premier aspect.

Pour Finir

Entre de très beaux messages et une histoire aux premiers abords adorables, nous pourrions aisément nous laisser séduire si Sako Aizama n’avait pas ajouté un aspect pervers. Des dessins plaisants et des idées intéressantes ne compensant malheureusement pas l’atmosphère parfois malsaine.


Citations

Tome I

– Vous cuisinez ? – Heu, oui… enfin pour être honnête, je me contente d’observer. – Et alors ? C’est le début ! Au départ, tout le monde est démuni face à une nouvelle tâche. – Démuni ? – Elles ont commencé à apprendre et maintenant, elles savent se débrouiller ! Toi aussi tu vas partager des choses et des expériences et t’enrichir au fur et à mesure ! […] Alors la prochaine fois, c’est toi qui partageras ce que tu possèdes ! Pas forcément maintenant tu as tout ton temps ! – Madame… – Tu sais comment ça s’appelle hein ? On l’apprend tout petit… c’est du partage ! Un échange ! Autrefois, les sorcières et les gens échangeaient non pas l’argent mais des services ! C’est comme l’intention !

– Ta main… – Ha ça ? Même les habitués se loupent parfois !

Tome II

– C’est justement parce que c’est dur, qu’on peut s’accrocher ! Si tu renies ce que tu as ressenti jusque-là tu risques de te faire du mal ! Franchement même quand on se plante il faut continuer en dépit de ce que ça nous coûte ! […] J’accumule les erreurs mais pour autant c’est aussi comme ça que j’avance !

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