« La princesse en grandissant aura la grâce et la beauté, chacun l’aimera et lui sera dévoué. Mais ma volonté est telle qu’avant l’aube de ses seize ans, elle lira le livre Maîtresse de tous les maux de Serena Valentino et en mourra. »

Un petit coup de cœur.


> Genre : Adaptation de conte

Bien que les romans de cette série fussent publiés sans un ordre particulier, les livres ont un sens de lecture que l’on peut décider de respecter ou non. Si vous ne les avez pas encore lus, je vous conseille de les découvrir dans l’ordre afin de comprendre plus facilement certaines mentions ou aspects de l’histoire. De plus, certaines révélations ou surprises auront plus d’impacts et vous n’aurez pas un sentiment de frustration à l’idée de connaître déjà des éléments clés.

Tome I : Miroir Miroir

Tome II : L’Histoire de la Bête

Tome III : Pauvre âme en perdition

Tome IV : Maîtresse de tous les Maux

Tome V : N’écoute que Moi

Tome VI : Les Étranges Sœurs

> Résumé

Il était une fois, dans la terre des fées, une petite fille à la peau verte possédant de magnifiques cornes sur la tête. Connue sous le nom de Maléfique, son enfance aussi belle que cruelle fit de cette jeune fille la plus sublime et la plus érudite de toutes les créatures…

Alors qu’a-t-il bien pu arriver à cette âme perdue pour devenir la Fée Noire ? Celle que tout le monde redoute tant ? Pourquoi s’en prendre à la belle et douce Aurore ?

Voici l’histoire d’une sorcière que tout le monde pensait sans cœur…


Après trois volumes intéressants et bien menés, cette suite est sans contexte, selon moi, le meilleur des quatre. Tous les ingrédients sont réunis pour permettre aux lecteurs de dévorer littéralement le livre. Suspens, rebondissements, révélations… nous ne sommes pas en reste. L’histoire nous propose des idées originales sortant totalement de l’adaptation cinématographique de 2014 et du dessin animé.

Les autres volumes nous délivrent le passé de nos méchants préférés, leurs motivations… mais il est le seul livre à nous surprendre réellement. À mon sens, cette série doit être lue dans l’ordre car ces surprises ont un véritable impact uniquement si le roman est lu en tant que quatrième tome. Dans le cas contraire, les retournements de situations vous laisseront plus ou moins de marbre.

Excepté les dernières pages laissant quelques questionnements, le roman a toutes les caractéristiques d’un livre final. L’union de tous les personnages, les révélations, la découverte du passé de presque tous les protagonistes… Quel plaisir de retrouver de nouveaux figurants emblématiques d’autres contes ! Il est appréciable de connaître leur enfance et leurs personnalités. Ils prennent une nouvelle dimension et nous dévoilent une part bien différente que celle que nous connaissons. Nous revenons à un aspect déjà mentionné dans une précédente chronique, sur le fait que l’écrivain casse les stéréotypes des contes en général : les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Dans cette série Serena Valentino montre que rien n’est tout noir ou tout blanc. Tout le monde possède une part sombre, même les êtres les plus sages ou héroïques. Finalement, nous n’idéalisons plus certains protagonistes, mais nous les voyons tels des individus à part entière ayant eux aussi commis des erreurs et des actes irréversibles. De l’autre, nous percevons cette lumière que même les plus vils individus possèdent au plus profond. Maléfique nous le prouve bien. Malgré sa noirceur et le regard totalement négatif à son sujet, sa dualité, ses tourments, ses doutes… sont tous les signes d’une personne dont une étincelle de positif existe.

À travers Maléfique, l’écrivain réussit à nous toucher. Nous nous rendons compte que notre ignorance conduit parfois à la peur et la peur conduit au rejet. Que le rejet soit physique ou mental, il laisse de profondes cicatrices indélébiles que même le temps n’arrive pas à effacer complètement. Cependant, parfois, il suffit d’une personne pour nous aider à affronter la haine et la bêtise des autres, pour nous aider à accepter nos différences, d’en faire une force et non plus une faiblesse. Il suffit parfois d’une seule personne pour nous montrer que l’on peut s’aimer et être aimé sans condition. Ce roman nous met tous ces points parfaitement en relief. Serena Valentino pointe également du doigt que la souffrance et l’incompréhension mènent à la haine et à la vengeance. Tout comme la Bête, Ursula, la Méchante Reine… nous ne sommes pas seuls responsables de notre chute. Ce sont la somme de nos blessures, rencontres, erreurs… qui forgent ce que nous sommes. On ne choisit pas délibérément de devenir le mal, on le devient.

Il est particulièrement plaisant de découvrir le monde de Maléfique et d’en apprendre davantage sur les Étranges Sœurs. Tous les éléments ou actions de tels ou tels protagonistes prennent un sens.

Pour Finir

Un quatrième volume meilleur que les précédents. Suspens, rebondissements, révélations… L’auteur ne nous ménage pas et nous fait découvrir l’histoire de La Belle au Bois Dormant comme nous ne l’avons jamais vue. Une réussite sur tous les plans et des surprises à couper le souffle. À découvrir sans hésitation.


Citation

– Tu raisonnes tellement comme une fée, dit-elle. Si quelque chose ne correspond pas à ton monde idéal ou se démarque de quelque façon que ce soit, tu veux que cette chose disparaisse. Maléfique est comme une orchidée noire dans un champ de pivoines roses. Tu es incapable de laisser cette orchidée s’épanouir. Tu veux l’arracher parce qu’elle ne semble pas à sa place.

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